Romans japonais

Mardi 28 avril 2009

Kenzaburô Oé est un auteur japonais dont je n'avais encore rien lu, c'est maintenant chose faite ! Il a obtenu le Prix Nobel en 1994.

Le faste des morts

Le faste des morts (1957) : Un étudiant vient travailler à la morgue pour un travail d'une journée, qui consiste à transférer des cadavres d'une cuve à une autre.

Le ramier (1958) : Dans une maison de redressement, le quotidien des détenus.

Seventeen (1963) : Comment un seventeen mal dans sa peau trouve sa voie dans un groupe d'extrême droite.

Ces trois nouvelles m'ont chacune mise mal à l'aise à un moment donné, tout en finissant par me captiver ! J'ai aimé les discours du narrateur de la première nouvelle, la fin de la deuxième et la transformation dans la troisième.

A lire pour découvrir les écrits de jeunesse de cet auteur !


(marie)

Par Marie
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Jeudi 22 janvier 2009

Miso soup (1997) est le septième livre que je lis de Ryû Murakami (autant dire que, oui, je suis devenue une inconditionnelle de cet auteur !).


Miso Soup de MURAKAMI Ryû
Kenji est âgé d'une vingtaine d'années. Pour gagner sa vie, il fait découvrir aux touristes américains les lieux de plaisir de Tokyo. Frank, un homme d'affaire de passage dans la ville, le contacte et réserve ses services pour trois jours. Au fur et à mesure de ces trois jours, Kenji se rend compte que Frank n'est peut-être pas si honnête qu'il n'y parait...

Miso soup est un livre que j'ai trouvé assez dur pour plusieurs raisons. Tout d'abord pour des raisons de violences, comme il y en a toujours dans les livres de Ryû Murakami, non seulement physique, mais aussi morale, la tension du narrateur se fait sentir de pages en pages. Ensuite, j'ai trouvé ce livre dur envers le Japon d'aujourd'hui (dans les dernières pages principalement), très critique et négatif. Enfin, j'ai trouvé l'histoire originale... mais (presque) pas assez, considérant ce que l'auteur a pu écrire, par exemple, dans Les bébés de la consigne automatique.


(photo provenant du site des éditions Philippe Picquier)


(marie)

Par Marie
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Dimanche 28 décembre 2008

J'ai déjà lu un live de Junichirô Tanizaki, Journal d'un vieux fou, cet été. J'ai choisi cette fois Un amour insensé (1924), écrit plus tôt au cours de sa vie.

Un Amour insensé

Jôji, la trentaine, est très attiré par une serveuse de quinze ans qui travaille dans le café qu'il fréquente. De fil en aiguille, Jôji épouse Naomi, afin de la transformer en femme accomplie et éduquée. Peu à peu, les rôles s'inversent, et Naomi prend le dessus sur Jôji.


L'histoire est vue et revue... Le style de Junichirô Tanizaki est agréable à lire, mais il aurait fallu sortir des sentiers battus et proposer au lecteur une fin à laquelle on ne s'attend pas. Je trouve cet auteur finalement terriblement conventionnel.

Cela dit, son écriture est plaisante... j'en relirai probablement.

Par Marie
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Dimanche 7 décembre 2008

Une amie* m'a offert Totto-chan, la petite fille à la fenêtre parce que je lis beaucoup de livres tristes (celui-là est - donc - joyeux) et parce que j'aime les livres japonais :-)

Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre
Tetsulo Kuroyanagi raconte, à la troisième personne, des anecdotes de son enfance, alors qu'elle était dans une école différente, dans le sens où les cours étaient dispensés de manière innovante.

Ce livre m'a beaucoup plu et n'a cessé de me rappeler les aventures du Petit Nicolas. Mêmes courts chapitres, légèreté et bonheur de vivre. Je ne l'aurais peut-être pas acheté spontanément, mais je ne regrette pas de l'avoir lu !

* : tu m'offres quoi la prochaine fois, diiis ? ;-)

(marie)

Par Marie
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Jeudi 6 novembre 2008

Melancholia (1996) est le second volet de la trilogie de Ryû Murakami, intitulée "Monologues sur le plaisir, la lassitude et la mort". J'avais lu le premier volet, Ecstasy, cet été.

Melancholia
Dans ce second volet, l'histoire est centrée sur Yazaki, SDF par choix vivant à New-York. Michiko, journaliste, le contacte pour l'interviewer. On découvre au fil des pages l'influence croissante de Yazaki sur Michiko, passant de nulle à totale.

J'ai trouvé ce second volet plus "soft" que le premier et tout aussi passionnant. Une fois de plus, je constate qu'on ne sort pas "indemne" des livres de cet auteur, celui qui m'a le plus marqué restant (et restera certainement) Les bébés de la consigne automatique.

(marie)



Par Marie
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Mercredi 27 août 2008

Je tournais autour, mais son étiquette "livre policier" me faisait hésiter... j'ai finalement sauté le pas (et Louise n'y est pas pour rien ! :). Ikebukuro West Gate Park est le premier livre d'Ira Ishida à être publié en France.

Ikebukuro west gate park
L'histoire est racontée par Makoto, agé d'une vingtaine d'années et qui habite dans le quartier d'Ikebukuro. Le livre est découpé en quatre chapitres indépendants, racontant chacun une histoire (disparition de filles, deal de drogue), notre héros faisant office justicier cherchant à réatblir l'ordre de façon pacifique.

L'écriture de ce livre est très plaisante, presque plus parlée qu'écrite et nous fait découvrir un quartier où il ne fait vraisemblablement pas bon mettre les pieds, mais qui finit par être attachant, les faits étant toujours racontés avec légèreté.

Un drama a été adapté de ce livre, je ne l'ai pas encore regardé, mais je pense le faire. Quoiqu'il en soit, je recommande ce livre et je guette les prochaines sorties de cet auteur !


(marie)

Par Marie
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Dimanche 24 août 2008
Oui, je sais, ici, j'ai dit faire une pause avec Ryû Murakami. Mais, depuis, j'ai déménagé (enfin, mes cartons sont partis, moi je suis encore dans mon appartement pour quelques jours) et il se trouve qu'Ecstasy a échappé aux cartons ! Si, si, c'est vrai !

Ecstasy (1993) est le troisième livre de Ryû Murakami que je lis cet été, après Kyoko et Les bébés de la consigne automatique. Il est le premier tome de la trilogie intitulée "Monologues sur le plaisir, la lassitude et la mort", les tomes suivants étant Melancholia (2000) et Thanatos (2005).



Ecstasy

Dès les premières pages de l'histoire, le style fluide de l'auteur est très agréable à lire et le personnage principal, Miyashira, n'est pas sans rappeler ceux de Haruki Murakami (quelqu'un de plus ou moins ordinaire - les héros de Murakami ne sont jamais tout à fait ordinaires ! - à qui il arrive quelque chose d'extraordinaire).

Ici, l'élément perturbateur consiste en la rencontre de Miyashita avec un SDF d'une rue de New-York, qui lui demande "Et toi, tu sais pourquoi van Gogh s'est taillé une oreille ?". Le SDF lui donne alors un numéro de téléphone en lui disant d'appeler pour recevoir de l'argent. A son retour au Japon, il téléphone et parviendra à rencontrer sa mystérieuse interlocutrice, Keiko.

Ce roman commençe de façon assez soft, mais tombe vers le tiers dans des descriptions sado-masoch!stes (pour 2/5 du roman). En achetant ce livre, j'ai davantage pris en compte le nom de l'auteur que le résumé, lu en diagonal, je ne m'attendais donc pas à ça ! J'ai toutefois continué (et j'ai eu raison), la suite du livre nous faisant voyager jusqu'à New-Tok (une deuxième fois) puis Paris.

C'est bien écrit, même si le thème ne m'intéressait pas vraiment, j'ai aimé cette lecture. J'ai d'ailleurs déjà acheté le deuxième volet de cette trilogie ! C'est addictif... j'aime cet auteur ! Il ne laisse pas indifférent.

Donc, à lire si vous aimez l'auteur (mais si vous ne le connaissez pas, je déconseille pas de commencer par celui-là !), mais à ne pas mettre entre toutes les mains !

(marie)
Par Marie
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Mardi 19 août 2008

J'aime beaucoup les romans de Haruki Murakami et leurs univers souvent à la limite du fantastique... Le passage de la nuit (2004) est récemment sorti en poche.

Le passage de la nuit

Ce roman se déroule le temps d'une nuit, l'occasion pour Mari de rencontrer entres autres Takahashi, un vague ami de sa soeur, une prostituée battue, Kaoru et Koorogi, employées d'un "love-hotel". En parallèle, quelques chapitres sur sa soeur (qui dort paisiblement), sur un homme (pas très clean), sur un employé de station-service, ...


Ce livre n'est pas sans rappeler Lignes, de Ryû Murakami (même unité de temps et suivi de plusieurs personnages plus ou moins liés entre eux). J'ai toutefois été un peu déçue : il n'y avait, je trouve, pas matière à faire un roman, mais plutôt une longue nouvelle. Il est plaisant à lire, mais n'est pas aussi prenant que d'autres de ses livres.

 

Cela dit, j'en attendais peut-être un peu trop et je ne l'ai sans doute pas lu dans un bon état d'esprit. Je le relirai peut-être à tête reposée d'ici quelques mois !


Pour ceux qui l'ont lu... qu'est-ce que représente l'homme dans la télévision ? (la conscience d'Eri ? une sorte de passeur vers un autre monde ? vers la mort ? ...)


(marie)

Par Marie
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Jeudi 14 août 2008

J'ai parlé de Kyoko, du même auteur, il y a quelques jours. Sur ma lancée, j'ai commencé Les bébés de la consigne automatique (1980), l'un des premiers livres de l'auteur, puisqu'il s'agit de son troisième, publié quelques années après Bleu presque transparent (1976).

Les bébés de la consigne automatique

Kiku et Hashi ont un point commum : ils ont fait parti de la soixantaine de bébés abandonnés dans les consignes automatiques d'une gare de Tokyo en 1972 et ont été les seuls survivants. Ils sont recueillis par un orphelinat et sont adoptés quelques années plus tard.

Ce livre retrace leur vie : leur enfance houleuse, puis leurs chemins divergeants. Kiku est plutôt solitaire, il saute à la perche et fait du datura une obsession (une drogue rare qui lui permettrait d'anéantir Tokyo), tandis que Hashi est populaire et devient aisément chanteur.

Un point commum au fil des années : les deux frères sont violents.

J'ai aimé le violent désespoir des personnages. Des situations qu'on n'anticipe pas et qui suprennent, tiennent en haleine le lecteur. Lecteur qui, d'ailleurs, se surprend à crier "Datura !" dans sa tête, en même temps que les personnages...! J'ai aimé la fin aussi, on s'y attend, mais elle ne déçoit pas. J'ai aimé l'alternence des récits, entre celui de Kiku et celui de Hashi, avec une odeur de corne brulée qui nous fait passer de l'un à l'autre...

Le livre est dense, puisqu'en 500 pages, l'auteur raconte une vingtaine d'années de la vie de deux personnages peu communs. J'ai mis du temps à me lancer dans cette lecture, puisque j'ai acheté ce livre il y a bien un an et je ne regrette pas d'avoir attendu, pour mieux le savourer.

Cela dit, j'en ai encore un d'avance de cet auteur, mais je vais faire une pause pour le moment.


Comme une coïncidence, j'ai vu ce week-end, à Bordeaux, ce qu'était le datura :

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(marie)

Par Marie
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Mardi 12 août 2008

J'avais déjà aimé le style de Ryû Murakami dans Bleu presque transparent (1976) et Lignes (1998).

Kyoko

Kyoko a huit ans. Elle habite au Japon, en bordure d'une base américaine. Orpheline et sans attaches, elle rencontre José, un américain, qui lui apprend à danser. Depuis le jour où il est retourné dans son pays, Kyoko se jure qu'à vingt et un ans, et donc à sa majorité, elle aura recueilli assez d'argent pour le retrouver à New-York et le remercier pour lui avoir appris à danser. Commence alors un périple dans New-York (et ailleurs) pour retrouver José... Malgré des sujets abordés graves, le récit reste vivant et plein d'espoir.

Ce livre est écrit de façon originale puisque ce sont ceux qui cotoient Kyoto qui parlent (dans Lignes, la parole se passe d'un protagoniste à l'autre lors de leurs rencontres), les styles et les points de vue se mélangent alors au fil des pages, ce qui donne vie au récit.

Ryû Murakami est né 1952 en et a publié Kyoko en 1995. Ce livre n'est pas représentatif de ce qu'il écrit, parce qu'il est trop ... lisse ! Ses livres sont d'habitude violents et désabusés, ici c'est davantage un conte qu'il écrit. Et il s'en tire pas mal !

(marie)

Par Marie
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