Il y a quelques semaines, dans une librairie de Pau, je me suis trouvée devant les Nobel dont la couverture a été pensée par des élèves d'"Arts Déco". J'ai pensé, il m'en faut un ! (oui,
je suis suis sensible à - et victime de - ce genre d'opérations !). J'ai finalement porté mon choix sur Disgrâce, de J. M. Coetzee (1999) qui a eu le prix Nobel en 2003.

David a une cinquantaine d'années, deux fois divorcé, il vit seul et est un médiocre professeur de littérature à l'Université du Cap, en Afrique du Sud. Tout bascule lorsqu'il engage une liaison
avec une étudiante, qui le mènera à la démission. Il part alors chez sa fille, fermière dans l'arrière-pays.
Le narrateur est omniscient, ce qui permet de prendre du recul par rapport à l'action, en restant toujours concentré sur le personnage cynique de David. Les rapports homme / femme sont au coeur
de ce livre, ainsi que les relations post-apartheid.
Ce livre est un chef-d'oeuvre !
(marie)
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